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sergeirene
Description du blog :
ardecho coeur fidele de tout de rien pour vous faire plaisir passer un bon moment merçi
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Date de création :
24.01.2007
Dernière mise à jour :
02.08.2008
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ARDEtCHo

Posté le 05.05.2007 par sergeirene
L'Ordetcho. L'Ardèche.
Refrain:
L'Ordetcho, l'Ordetcho, merveilloux païs.
Si as pas vis l'Ordetcho aï dzomaï ré vis.

Oven dé mountagnos
Que toutson lou ciéan
De vertos compagnos
Per li blon troupéou

Oven des ribeyros
Pleno des peissons
Qué sauton din l'aygo
La nuie maï lou dzour

Per faïre la biasso
Oven lou saïscisson
Le buon ommeletto
Et lou piccandou

Oven de fillettos
Et de béou garçon
Se font des rissetos
O maï des poutous

Lou soulhel que brilho
Soulhel du meïjour
Sa cigalo trilho
Chanto tou lou dzour

Oven oun buon rosé
Maï des bons païs
L'Ordecho moun ômé
Es oun paradis
Refrain:
L'Ardèche, l'Ardèche, merveilleux pays.
Si tu n'as pas vu l'Ardèche tu n'as jamais rien vu.

traduction en français

Nous avons des montagnes
Qui touchent le ciel
Des vertes campagnes
Pour les blancs troupeaux

Nous avons de rivières
Pleines de poissons
Qui sautent dans l'eau
La nuit le jour

Pour faire la besasse
Nous avons le saucisson
La bonne omelette
Et le piccodon

Nous avons des fillettes
Et de beaux garçons
Qui se font des risettes
Et mêmes des bisous

Le soleil qui brille
Soleil du midi
La cigale trille
Chante tout le jour

Nous avons un bon rosé
Même du bon pays
L'Ardèche mon homme
Est un paradis




--

ARDECHo

Posté le 05.05.2007 par sergeirene
UNE VIREE EN ARDECHE

Je suis parti voir ma belle à GENESTELLE.

Je l'ai emmené se tramper les pieds ANTRE (les) AIGUES.

Je l'invita à danser. Et oui! Je lui avais promis une VALS après LES BAINS.

Ensuite nous COUCOURON à un bal de VOGUE à toute BERZEME.

Un Mooooooooonnnnde, je ne vous dis pas !!!! Un vrai VIVIERS.

Là bas, on ne se PRIVAS de rien.

Nous, nous RUOMS sur la buvette.

Un verre à toi, un verre à moi et un VER(à)NOUX.

En toute BONNEFOY, je n'ai bu que du CORNAS, à part peut être quelques MIRABEL.

Cela m'a donné un VALGORGE, j'ai eu l'impression d'avaler un BIDON de GROS(se)PIERRES.

Ca m'a THUEYTS!!... J'avais la tête dans le VION.

J'ai bien cru que j'allais GERBIER.

Heureusement que LES VANS étaient DOUX ce soir là.

Car comme dit le dicton, quand il pleut à la ST VICTOR la récolte n'est pas d'or.

Je n'avais plus de LYAS même pas un Kopek, donc, il a bien fallu que je ramène ma belle, dont l'ivresse il faut bien le dire, l'a rendu un peu SCEAUTRES! POURCHERES!!....

Mais bon CHAMPIS!!!! voilà tout de même une bonne soirée.

J'ai eu un peu de mal à m'en REMEZE.

Mais comme disait JEAN, LE C(a)NT(o)NIER du seigneur de LAVIOLLE:
Faut que jeunesse se passe et ! Qui vivra! VEYRAS!!!!

Chansons de L.S

poeme vivarois

Posté le 25.04.2007 par sergeirene


Lou vertadièr amor


Le véritable amour
Puro eis la tafo de la nèu;
Claro eis la perlho de l'argagno;
Lindo eis la louleto de mèu,
Rayant a fiéu d'or pèr campagno;
Mès soun clarinèus mai que tout
Loùs dous enis de l'efantou.
Blanche est la nappe de neige;
Cristalline est la perle de rosée;
Limpide est le rayon de miel,
Coulant à fil d'or de la ruche rustique;
Mais plus limpide que tout sont
Les deux yeux du petit enfant.

Bravo lou champestre au soulé;
Bravo la luno majestouso,
Quand viroulho soun barulet,
Bello la gran prudasso erbuso;
Mès gento e joùlho mai que tout
La vialho dou meudra efantou.
Belle la campagne ensoleillée;
Belle et majestueuse la lune,
Tournant son disque dans les cieux,
Belle aussi la prairie aux grandes herbes;
Mais charmante et plus belle que tout
La figure du ravissant nouveau-né.

Siave eis lou cascalhet doù riéu ;
Gente eis lou chant de la lauveto,
Juant l'aubado pèr lou bouan Diéu,
Embe lou murmur de l'aureto ;
Mès me gènço ben mai que tout
Lou jargoulhet de l'efantou.

Charmeur est le murmure du ruisseau ;
Egayant le chant de l'alouette,
Jouant l'aubade pour le bon Dieu,
Au souffle de la brise,
Mais ce qui ravit plus que tout
C'est le joyeux gazouillis de l'enfant.

Dounariou la terro e la mar,
Lou ciel et toutas sas estialas,
Beniou sens soubro reclamar
Per tant de gràcias celestialas,
E poueire culir un poutou
Dins l'amo d'un sant efantou.

Je donnerais la terre et la mer,
Le ciel et toutes ses étoiles,
Même réclamer du surplus
En échange des grâces célestes
En retour d'un doux baiser
Que je ferais à son âme angélique.

ARDECHE

Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Religion

En 1857, il y a en Ardèche 341 912 catholiques (88%) et 44 647 protestants (12%).

Culte catholique
On dénombre 359 paroisses pour 339 communes. Cela s’explique par le fait que certains hameaux importants sont constitués en paroisse.

Culte protestant
En 1802, Bonaparte, par les articles annexés au Concordat, reconnaissait les Pasteurs qui devenaient de ce fait salariés de l’État.
Ceci explique l’augmentation de leur nombre :
— 10 en 1806,
— 54 en 1880.
Le département comprend 9 consistoires, composé de 38 paroisses.



Les inventaires d’église

Promulguée par Émile Loubet (un drômois) le 9 décembre 1905, publiée au Journal Officiel le 2, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État reçoit son application effective le lendemain.


Inventaire d'église à Colombier-le-Jeune le 14 mars 1906

Il s’agit en fait de procéder à un inventaire complet de tous les biens appartenant aux édifices publics de culte, afin de les transmettre aux associations cultuelles.
Simultanément, les budgets de l’État, des départements et des communes, destinés aux dépenses des cultes, sont supprimés.
À Paris, les inventaires commencent dès janvier 1906. En Ardèche, ils ont lieu en mars de la même année :
- le 1er à Annonay pour l’église de Saint-Joseph-de-Cance,
- le 6 à Rochepaule,
- le 8 à Auriolles,
- le 10 à Colombier-le-Vieux,
- le 14 à Colombier-le-Jeune.
Cette liste est loin d’être exhaustive, c’est ainsi que les églises de Boulieu-lès-Annonay, la Louvesc, Sablières, Saint-Marcel-lès-Annonay, Viviers, ont eu aussi un inventaire mouvementé... Les autres sont restés plus discrets.


--------------------------------------------------------------------------------

Santé

Selon les chiffres de 1859, on peut légitimement penser que la santé des Ardéchois est bonne, puisqu’il y a autant de sages-femmes que de docteurs...
Il y a 74 docteurs en médecine, 74 sages-femmes, 24 pharmaciens et 16 officiers de santé (médecins autorisés à exercer sans avoir le grade de docteur, faculté supprimée en 1892).



L’assistance publique

En 1868, il y a 11 hospices à Privas, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol, Villeneuve-de-Berg, Viviers, Largentière, Les Vans, Valgorge, Tournon, Annonay et Lalouvesc.
On dénombre 214 bureaux de bienfaisance, dont 81 dans l’arrondissement de Privas, 61 dans celui de Largentière et 72 dans celui de Tournon.
L’hospice de Privas est le seul dépositaire des enfants assistés du département. Ce service donne lieu à une dépense annuelle de 37 000 francs, dont 28 400 à la charge du budget départemental.
Un arrêté du 18 décembre 1848 a institué, dans chaque arrondissement, un conseil d’hygiène chargé des questions relatives à l’hygiène publique.
Le service de vaccins se compose d’un comité central installé à Privas, d’une commission établie au chef-lieu des arrondissements et de médecins-vaccinateurs. Une subvention est accordée annuellement par le conseil général, à titre d’encouragement, pour la propagation de la vaccine.
Le département compte 35 sociétés de secours mutuel dont le but est d’assurer des secours temporaires à leurs membres malades, blessés ou infirmes, et quelques fois aussi de leur donner une pension de retraite.
Le nombre des naissances a été, en 1875 de 11 342 (plus 267 mort-nés) ; celui des décès de 9 431 ; celui des mariages de 3 510. La durée moyenne de vie est de 36 ans et 5 mois.
12 vétérinaires, répartis dans le département, s’occupent de la santé des animaux domestiques.



Les sapeurs-pompiers

Dix-sept corps de sapeurs-pompiers sont constitués en 1875 à : Saint-Agrève (50 hommes), Annonay (80), Saint-Péray (45), Serrières (40), Quintenas (41), Glun (50), Tournon (70), Vernoux (60), Joyeuse (80), Vallon (80), Les Vans (40), Chomérac (50), La Voulte (60), Saint-Pierreville (40), Privas (50), Rochemaure (75), Villeneuve-de-Berg (50), soit au total un effectif de 921 hommes.
Plus tard, de nombreuses communes ont créé un corps de sapeurs-pompiers.
Une loi du 16 février 1900 a institué la médaille des sapeurs-pompiers, destinée à récompenser les soldats du feu comptant 30 années de service.


Sapeurs-pompiers à Mauves

« Avis à la population... »

... Tels étaient les mots préliminaires des « tambours de ville », une fonction qui existait pratiquement dans toutes les communes.
Muni de son tambour, avec lequel il ameutait les habitants, il parcourait les quartiers populeux et lisait les derniers communiqués de la mairie.



Lu dans « Le courrier de la Drôme et de l’Ardèche » de 1842.

Le 24/2 : « Il existe dans notre commune d’Antraigues un ménage de vieillards, dont l’âge réuni s’élève à 207 ans ; le mari a 105 ans et la femme 102. L’homme a exercé l’état de maçon jusqu’à l’âge de 90 ans... »
Le 29/3 : « Le canton de Satillieu est depuis quelques mois sans médecin. Un jeune homme actif et intelligent qui voudrait s’y fixer y trouverait une position très honorable. Le canton a une population de 10 à 12 000 âmes, il renferme de nombreux établissements religieux et un hospice, et ce qui lui donne une grande importance, c’est une population flottante de 15 000 pèlerins qui chaque année vont en dévotion à La Louvesc, commune du canton de Satillieu. »
Le 3/11 : « Par récent arrêté, M. Riffard Rémi-Louis-Adrien, docteur en médecine, domicilié à Annonay, a été nommé vaccinateur pour le canton de Satillieu, en remplacement de M. Durouchet, décédé... »


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Les élections

À propos d’élections... dans « Le courrier de la Drôme et de l’Ardèche » de 1842
Le 29/11 : « Les électeurs du canton de Saint-Péray se sont réunis dimanche dernier dans une des salles de la mairie pour procéder à l’élection d’un membre du conseil d’arrondissement. Voici les résultats du scrutin : inscrits, 50 ; votants, 38 dont les voix se sont réparties ainsi : M. de Barjac, maire de Cornas, élu par 24 voix ; M. Faure Louis aîné, négociant à Saint-Péray, 9 ; M. Mallet, maire, 5. »
Le 4/12 : « Les résultats des élections cantonales de Tournon pour le renouvellement du conseil général n’a pas un seul instant été douteux. Il était prévu de tous et il n’a surpris personne. M. Faure Pierre-Auguste a été réélu à une forte majorité... »
Même date : « Dans le canton de Saint-Martin-de-Valamas, M. Sanial-Saillans Just, propriétaire, a été élu membre du conseil général, en remplacement de M. Jean-Pierre Abrial, juge de paix, qui ne s’est pas représenté... »
Le 6/12 : « M. Alexandre Ladreit de Charrières, a été réélu membre du conseil général, par les électeurs du canton de Privas... »
Même date : « À La Voulte, M. Louis Johannec, notaire et maire de Saint-Fortunat, a été nommé conseiller général en remplacement de M. Gally qui ne s’est point représenté... »
Même date : « M. Privat, conseiller à la cour royale de Nismes, vient d’être réélu au conseil général de l’Ardèche pour le canton de Rochemaure... »
Le 8/12 : « À Montpezat, pour les cantons ruraux de Montpezat et de Coucouron, M. le comte Sosthène de Chanalleilles, officier de cavalerie, propriétaire à Chambonnas a été réélu... »
Même date : « M. Dussargues-Planzolles Jean-Placide-Casimir a été réélu membre du conseil général de l’Ardèche par les électeurs du canton de Joyeuse... »
Le 11/12 : « Les électeurs du canton de Valgorge ont réélu pour la 3e ou la 4e fois leur représentant ordinaire au conseil général, M. Jossoin de Valgorge Jean-Roch père, propriétaire à Largentière... »
Même date : « À Saint-Agrève, M. Cornut-Chauvine Jean-François, juge de paix, a été nommé membre du conseil général, en remplacement de M. Bollon de Clavières, avocat... »
Même date : « Les électeurs du canton d’Annonay ont réélu M. Antoine Alléon pour leur représentant au conseil d’arrondissement de Tournon (59 suffrages sur 64 votants)... »
Le 12/12 : « À Saint-Félicien, M. de France, propriétaire et juge de paix ; à Satillieu, M. de Lestrange jeune, propriétaire à Saint-Alban-d’Ay ; et à Serrières M. Barou Jean-Louis-Marie, propriétaire à Chamas, ont été élus membres du Conseil d’arrondissement de Tournon... »
« Dans sa séance du 23-8-41, le conseil général de l’Ardèche, à défaut d’instructions suffisantes, s’abstient d’émettre un avis sur trois demandes en érection de communes, formulées par les habitants des sections :
- de Grozon, commune de Saint-Barthélémy-le-Pin ;
- de Comps, commune de Grospierres ;
- de Pleynel, commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès. »
En mars 1868, le corps législatif nomme une commission pour l’examen du projet de loi relatif à une nouvelle délimitation des communes de Bourg-Saint-Andéol et de Saint-Montant avec celle de Donzère. Ce projet distrait du département de l’Ardèche les îles du Rhône appelées Saint-Féréol, Robillon, Molard et Margeries et les réunit à celui de la Drôme.


Fileuses


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Affiche électorale de Raymond BAYLE

Raymond BAYLE
Remerciements
à mes Chers Électeurs et Délégués

À ceux qui m’ont honnorés de leur confiance jusqu’à présent et des nombreuses communes qui m’ont accordés de nombreux suffagres. C’est que mon non leur est resté gravé dans la mémoire, vous m’escuserez de mon retard « mieux vaut tard que jamais. »

Chers citoyens

Car remerciment de bouche par circulaires ou par affiches c’est peu de chose c’est tout simplement une politesse. En arrivant battu de ma campagne rien de plus préssé que de vite me remettre au travail a la culture pour me procurer de quoi vivre. Si un remerciment pouvait procurer beaucoup d’avantages a mes électeurs dévoués je me négligerai pour procurer vite une amélioration a mes chers et dévoués zélateurs c’est bon.

Amis dévoués

Je puis pas tout vous dire c’est bon de vous faire connaitre comme la méchanceté politique est grande après m’être été dévoués pour celui qu’est aujourd’hui mon adversaire après m’avoir dévoués en 1889 que j’espérais en lui qui me fera obtenir une place à l’exposition de Paris 1900 que j’espérais aller déposer mes objets d’arts et mes inventions que j’aurais voulu que mon nom figure dans l’industrie depuis 1889 j’espérais le faire figurer dans tous l’univers entier je pouvais devenir un homme célèbre, un homme distingué par ma capacité, je pouvais faire fortune, je pouvais monter et j’aurais aujourd’hui des nombreux ateliers comme dit mon programme, j’en aurais d’abord monté un dans la commune où j’ai été le plus aimé ; où il y aurait le plus d’ouvriers sans travail que ce serait par les voix qui sortiront de l’urne en mon nom que je saurais aussi le plus aime, après c’est le point de vous le dire pour remercier ils ont trouvé le moyen de me faire partir pour Paris pour aller poser ma candidature en remplacement d’un député qui était mort en ayant perdu la vie.

Camarades bien-aimés

J’ai été appeller par le peuple et me sais présenter à lui alors mes adversaires voyant que je gagnée sa confiance m’ont demander de payer les frais de villégiature, mais moi je refuse de payer ce que je reconnais ne pas devoir.

Électeurs chéris

La pelle au dévouement que j’ai adressé à tous mes saincères électeurs a été entendu, aussi je ne peux cesser de les remercier d’un amour ardent. Chers camarades aurvoir ?

Vive la République du peuple

Vendu 10 centimes

patoi

Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Religion

En 1857, il y a en Ardèche 341 912 catholiques (88%) et 44 647 protestants (12%).

Culte catholique
On dénombre 359 paroisses pour 339 communes. Cela s’explique par le fait que certains hameaux importants sont constitués en paroisse.

Culte protestant
En 1802, Bonaparte, par les articles annexés au Concordat, reconnaissait les Pasteurs qui devenaient de ce fait salariés de l’État.
Ceci explique l’augmentation de leur nombre :
— 10 en 1806,
— 54 en 1880.
Le département comprend 9 consistoires, composé de 38 paroisses.



Les inventaires d’église

Promulguée par Émile Loubet (un drômois) le 9 décembre 1905, publiée au Journal Officiel le 2, la loi sur la séparation de l’Église et de l’État reçoit son application effective le lendemain.


Inventaire d'église à Colombier-le-Jeune le 14 mars 1906

Il s’agit en fait de procéder à un inventaire complet de tous les biens appartenant aux édifices publics de culte, afin de les transmettre aux associations cultuelles.
Simultanément, les budgets de l’État, des départements et des communes, destinés aux dépenses des cultes, sont supprimés.
À Paris, les inventaires commencent dès janvier 1906. En Ardèche, ils ont lieu en mars de la même année :
- le 1er à Annonay pour l’église de Saint-Joseph-de-Cance,
- le 6 à Rochepaule,
- le 8 à Auriolles,
- le 10 à Colombier-le-Vieux,
- le 14 à Colombier-le-Jeune.
Cette liste est loin d’être exhaustive, c’est ainsi que les églises de Boulieu-lès-Annonay, la Louvesc, Sablières, Saint-Marcel-lès-Annonay, Viviers, ont eu aussi un inventaire mouvementé... Les autres sont restés plus discrets.


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Santé

Selon les chiffres de 1859, on peut légitimement penser que la santé des Ardéchois est bonne, puisqu’il y a autant de sages-femmes que de docteurs...
Il y a 74 docteurs en médecine, 74 sages-femmes, 24 pharmaciens et 16 officiers de santé (médecins autorisés à exercer sans avoir le grade de docteur, faculté supprimée en 1892).



L’assistance publique

En 1868, il y a 11 hospices à Privas, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol, Villeneuve-de-Berg, Viviers, Largentière, Les Vans, Valgorge, Tournon, Annonay et Lalouvesc.
On dénombre 214 bureaux de bienfaisance, dont 81 dans l’arrondissement de Privas, 61 dans celui de Largentière et 72 dans celui de Tournon.
L’hospice de Privas est le seul dépositaire des enfants assistés du département. Ce service donne lieu à une dépense annuelle de 37 000 francs, dont 28 400 à la charge du budget départemental.
Un arrêté du 18 décembre 1848 a institué, dans chaque arrondissement, un conseil d’hygiène chargé des questions relatives à l’hygiène publique.
Le service de vaccins se compose d’un comité central installé à Privas, d’une commission établie au chef-lieu des arrondissements et de médecins-vaccinateurs. Une subvention est accordée annuellement par le conseil général, à titre d’encouragement, pour la propagation de la vaccine.
Le département compte 35 sociétés de secours mutuel dont le but est d’assurer des secours temporaires à leurs membres malades, blessés ou infirmes, et quelques fois aussi de leur donner une pension de retraite.
Le nombre des naissances a été, en 1875 de 11 342 (plus 267 mort-nés) ; celui des décès de 9 431 ; celui des mariages de 3 510. La durée moyenne de vie est de 36 ans et 5 mois.
12 vétérinaires, répartis dans le département, s’occupent de la santé des animaux domestiques.



Les sapeurs-pompiers

Dix-sept corps de sapeurs-pompiers sont constitués en 1875 à : Saint-Agrève (50 hommes), Annonay (80), Saint-Péray (45), Serrières (40), Quintenas (41), Glun (50), Tournon (70), Vernoux (60), Joyeuse (80), Vallon (80), Les Vans (40), Chomérac (50), La Voulte (60), Saint-Pierreville (40), Privas (50), Rochemaure (75), Villeneuve-de-Berg (50), soit au total un effectif de 921 hommes.
Plus tard, de nombreuses communes ont créé un corps de sapeurs-pompiers.
Une loi du 16 février 1900 a institué la médaille des sapeurs-pompiers, destinée à récompenser les soldats du feu comptant 30 années de service.


Sapeurs-pompiers à Mauves

« Avis à la population... »

... Tels étaient les mots préliminaires des « tambours de ville », une fonction qui existait pratiquement dans toutes les communes.
Muni de son tambour, avec lequel il ameutait les habitants, il parcourait les quartiers populeux et lisait les derniers communiqués de la mairie.



Lu dans « Le courrier de la Drôme et de l’Ardèche » de 1842.

Le 24/2 : « Il existe dans notre commune d’Antraigues un ménage de vieillards, dont l’âge réuni s’élève à 207 ans ; le mari a 105 ans et la femme 102. L’homme a exercé l’état de maçon jusqu’à l’âge de 90 ans... »
Le 29/3 : « Le canton de Satillieu est depuis quelques mois sans médecin. Un jeune homme actif et intelligent qui voudrait s’y fixer y trouverait une position très honorable. Le canton a une population de 10 à 12 000 âmes, il renferme de nombreux établissements religieux et un hospice, et ce qui lui donne une grande importance, c’est une population flottante de 15 000 pèlerins qui chaque année vont en dévotion à La Louvesc, commune du canton de Satillieu. »
Le 3/11 : « Par récent arrêté, M. Riffard Rémi-Louis-Adrien, docteur en médecine, domicilié à Annonay, a été nommé vaccinateur pour le canton de Satillieu, en remplacement de M. Durouchet, décédé... »


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Les élections

À propos d’élections... dans « Le courrier de la Drôme et de l’Ardèche » de 1842
Le 29/11 : « Les électeurs du canton de Saint-Péray se sont réunis dimanche dernier dans une des salles de la mairie pour procéder à l’élection d’un membre du conseil d’arrondissement. Voici les résultats du scrutin : inscrits, 50 ; votants, 38 dont les voix se sont réparties ainsi : M. de Barjac, maire de Cornas, élu par 24 voix ; M. Faure Louis aîné, négociant à Saint-Péray, 9 ; M. Mallet, maire, 5. »
Le 4/12 : « Les résultats des élections cantonales de Tournon pour le renouvellement du conseil général n’a pas un seul instant été douteux. Il était prévu de tous et il n’a surpris personne. M. Faure Pierre-Auguste a été réélu à une forte majorité... »
Même date : « Dans le canton de Saint-Martin-de-Valamas, M. Sanial-Saillans Just, propriétaire, a été élu membre du conseil général, en remplacement de M. Jean-Pierre Abrial, juge de paix, qui ne s’est pas représenté... »
Le 6/12 : « M. Alexandre Ladreit de Charrières, a été réélu membre du conseil général, par les électeurs du canton de Privas... »
Même date : « À La Voulte, M. Louis Johannec, notaire et maire de Saint-Fortunat, a été nommé conseiller général en remplacement de M. Gally qui ne s’est point représenté... »
Même date : « M. Privat, conseiller à la cour royale de Nismes, vient d’être réélu au conseil général de l’Ardèche pour le canton de Rochemaure... »
Le 8/12 : « À Montpezat, pour les cantons ruraux de Montpezat et de Coucouron, M. le comte Sosthène de Chanalleilles, officier de cavalerie, propriétaire à Chambonnas a été réélu... »
Même date : « M. Dussargues-Planzolles Jean-Placide-Casimir a été réélu membre du conseil général de l’Ardèche par les électeurs du canton de Joyeuse... »
Le 11/12 : « Les électeurs du canton de Valgorge ont réélu pour la 3e ou la 4e fois leur représentant ordinaire au conseil général, M. Jossoin de Valgorge Jean-Roch père, propriétaire à Largentière... »
Même date : « À Saint-Agrève, M. Cornut-Chauvine Jean-François, juge de paix, a été nommé membre du conseil général, en remplacement de M. Bollon de Clavières, avocat... »
Même date : « Les électeurs du canton d’Annonay ont réélu M. Antoine Alléon pour leur représentant au conseil d’arrondissement de Tournon (59 suffrages sur 64 votants)... »
Le 12/12 : « À Saint-Félicien, M. de France, propriétaire et juge de paix ; à Satillieu, M. de Lestrange jeune, propriétaire à Saint-Alban-d’Ay ; et à Serrières M. Barou Jean-Louis-Marie, propriétaire à Chamas, ont été élus membres du Conseil d’arrondissement de Tournon... »
« Dans sa séance du 23-8-41, le conseil général de l’Ardèche, à défaut d’instructions suffisantes, s’abstient d’émettre un avis sur trois demandes en érection de communes, formulées par les habitants des sections :
- de Grozon, commune de Saint-Barthélémy-le-Pin ;
- de Comps, commune de Grospierres ;
- de Pleynel, commune de Saint-Étienne-de-Lugdarès. »
En mars 1868, le corps législatif nomme une commission pour l’examen du projet de loi relatif à une nouvelle délimitation des communes de Bourg-Saint-Andéol et de Saint-Montant avec celle de Donzère. Ce projet distrait du département de l’Ardèche les îles du Rhône appelées Saint-Féréol, Robillon, Molard et Margeries et les réunit à celui de la Drôme.


Fileuses


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Affiche électorale de Raymond BAYLE

Raymond BAYLE
Remerciements
à mes Chers Électeurs et Délégués

À ceux qui m’ont honnorés de leur confiance jusqu’à présent et des nombreuses communes qui m’ont accordés de nombreux suffagres. C’est que mon non leur est resté gravé dans la mémoire, vous m’escuserez de mon retard « mieux vaut tard que jamais. »

Chers citoyens

Car remerciment de bouche par circulaires ou par affiches c’est peu de chose c’est tout simplement une politesse. En arrivant battu de ma campagne rien de plus préssé que de vite me remettre au travail a la culture pour me procurer de quoi vivre. Si un remerciment pouvait procurer beaucoup d’avantages a mes électeurs dévoués je me négligerai pour procurer vite une amélioration a mes chers et dévoués zélateurs c’est bon.

Amis dévoués

Je puis pas tout vous dire c’est bon de vous faire connaitre comme la méchanceté politique est grande après m’être été dévoués pour celui qu’est aujourd’hui mon adversaire après m’avoir dévoués en 1889 que j’espérais en lui qui me fera obtenir une place à l’exposition de Paris 1900 que j’espérais aller déposer mes objets d’arts et mes inventions que j’aurais voulu que mon nom figure dans l’industrie depuis 1889 j’espérais le faire figurer dans tous l’univers entier je pouvais devenir un homme célèbre, un homme distingué par ma capacité, je pouvais faire fortune, je pouvais monter et j’aurais aujourd’hui des nombreux ateliers comme dit mon programme, j’en aurais d’abord monté un dans la commune où j’ai été le plus aimé ; où il y aurait le plus d’ouvriers sans travail que ce serait par les voix qui sortiront de l’urne en mon nom que je saurais aussi le plus aime, après c’est le point de vous le dire pour remercier ils ont trouvé le moyen de me faire partir pour Paris pour aller poser ma candidature en remplacement d’un député qui était mort en ayant perdu la vie.

Camarades bien-aimés

J’ai été appeller par le peuple et me sais présenter à lui alors mes adversaires voyant que je gagnée sa confiance m’ont demander de payer les frais de villégiature, mais moi je refuse de payer ce que je reconnais ne pas devoir.

Électeurs chéris

La pelle au dévouement que j’ai adressé à tous mes saincères électeurs a été entendu, aussi je ne peux cesser de les remercier d’un amour ardent. Chers camarades aurvoir ?

Vive la République du peuple

Vendu 10 centimes

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Posté le 16.02.2007 par sergeirene

La conscription

Établie par la loi du 19 fructidor de l’an IV, la conscription est l’inscription annuelle des jeunes gens âgés de 20 ans dans le but de les soumettre au service militaire, dont la durée varie selon les guerres en cours et les pertes subies :
- en 1818, elle est de 6 ans ;
- en 1832, de 7 ans, avec possibilité de remplacement en payant son suppléant ; en cas de guerre, si le remplaçant est tué, le remplacé devra partir ou payer un autre remplaçant ;
- en 1872, 5 ans pour l’active, il devient obligatoire pour tous, avec suppression du remplacement ;
- en 1905, 2 ans pour l’active ;
- en 1920, un an pour l’active.
Le conseil de révision est institué le 29 août 1805, il est chargé d’examiner les opérations de recrutement.
Présidé par le Préfet ou par le secrétaire général de la préfecture, il est composé d’un conseiller général, un conseiller d’arrondissement, un officier général, un sous-intendant, un officier de gendarmerie, un commandant de recrutement, un médecin militaire.
Ce conseil siège successivement au chef-lieu de chaque canton.

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Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Instruction secondaire ARDECHE FRANçE

Établissements publics.
En 1877, on compte 204 élèves au Lycée Impérial de Tournon (ce fut, rappelons-le, le premier lycée de France créé en 1542), 162 au collège communal de Privas.

Établissements libres.
Toujours en 1877, 103 élèves fréquentent les institutions secondaires libres, répartis dans les collèges de Privas, d’Annonay et de Saint-Jean à Bourg-Saint-Andéol.
L’école chrétienne de Privas accueille 250 scolaires.


Instruction primaire

En 1875, l’École Normale Primaire de Privas est dirigée par M. Marlot, officier d’Académie, le personnel est composé de deux aumôniers (un catholique, un protestant), trois maîtres-adjoints, un professeur de musique et un d’agriculture. Trente aspirants instituteurs, classés en trois divisions, se préparent à la carrière de l’enseignement primaire.
En 1877, 177 communes sur 339 (soit 52%), sont pourvues d’une ou plusieurs écoles (publiques ou privées) ; 54 614 élèves au total se rendent plus ou moins régulièrement en classe et ce pour diverses raisons : éloignement, travaux des champs, et parfois même pour des motifs religieux.



Valeureux élèves

Afin d’encourager l’émulation chez les enfants, des prix, pour le secondaire, et des bons-points dans le primaire, sont distribués, avec parfois une évidente solennité, notamment dans les collèges et lycées.
C’est ainsi qu’en 1868, au lycée impérial de Tournon, monsieur le marquis de la Tourette, député, a lui-même présidé la remise des prix, le plus souvent constitués par des livres. Le palmarès était assez élogieux puisque trois élèves furent admis à l’École impériale des Arts et Métiers d’Aix : Deluol, Mathieu (dit Robert) et Bertrand.
Autre prix, celui-ci obtenu par M. Jean-Louis-Marie-Alexandre Deschanel de Largentière : le prix de droit romain et une mention de droit français à la faculté de droit de Grenoble, en octobre 1868.
Nouvelle façon de stimuler les élèves, avec la création le samedi 22 juin 1868 de la Société cantonale de Privas, sous l’égide de monsieur le baron de Farincourt, dans le but de développer et d’encourager l’instruction primaire.
Monsieur Fougeirol, membre du Conseil général, installé dans les fonctions de 2e vice-président, informe le comité qu’une somme de 1 000 francs est mise à la disposition de la commission afin que les instituteurs mariés (les célibataires seraient sans doute tentés de faire l’école buissonnière pour aller dans les quartiers douteux de la capitale ?) puissent visiter l’Exposition universelle, ce qui contribuera certainement à développer chez les maîtres le goût de l’enseignement pratique...
Pour concrétiser les promesses de cette société, une grande fête a lieu à Rochemaure, le dimanche 25 août 1868, à l’occasion, un concours avait été ouvert entre toutes les écoles du canton, il était doté de nombreux prix.

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Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Enseignement

En 1868, le département de l’Ardèche compte au nombre de ceux où l’instruction est la moins répandue.
Les écoles sont assez bien fréquentées l’hiver, elles sont pratiquement désertes l’été, les enfants étant occupés aux travaux des champs. Ceci est très néfaste à l’éducation des élèves qui ont vite oublié, pendant les six mois de la belle saison, ce qu’ils ont appris au cours de leur trop courte scolarité.

Pour tenter de pallier cette lacune, des écoles d’adultes ont été ouvertes, elles fonctionnent uniquement durant l’hiver.
Le recensement de 1876 a donné des résultats catastrophiques quant au degré d’instruction des Ardéchois :
- Ne sachant ni lire ni écrire 175 472 45,65%
- Sachant lire seulement 75 919 19,75%
- Sachant lire et écrire 129 575 33,71%
- Dont on n’a pu vérifier l’instruction 3 412 0,89%
Pour une population civile de 384 378 habitants.

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Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Lo trouïto et l’azé La truite et l’âne TEXTE EN PATOI ARDECHOI
Un perschaïre o lo luminado / Pren uno trouïto somounado, / Dé vingt liéouros un corteïrou, / Per trota quaouqué grand seignou, / Qué dévio possa lou divendré, / Mais plougué dru coumo dé cendré, / Ainsi mandé per un exprès / Qué vendrié din huiet jhours après ; / Lous consous qué fasien lo pescho / Vésen lo trouito fresco / Qué répaousavo sur lou bord / Diguérent qué falié d’abord / Ly mettre ey couol uno clouchetto / Et lo ghita din laïguo netto / Ey pré soun cher Clémen, / Per répréné quan sério ten.
Uno ton vénérablo peisso, / Vésés un paou quanto finesso : / Countavoun qu’entenden lou soun / La manquarian pas ey bésoun, / D’autant miei qué pauséroun marquo / Vis à vis de la grando barquo. / Lou dijhoou d’après sur lou soir, / Lous consous quittoun lious manoir, / Fasoun battré la généralo / Au bun tambour, uno timbalo, / Et munis de lious chapeyrous
Assembloun dés quatre cantous / Lous plus habilés dés peschaïres / Qué laïssoun toutés lious affaïres / Per ana préné vitomen / La trouïto qué nadavo ben / Et qu’avié fa maï d’une léguo / Aubé lo clouchetto d’un’éguo.

Quand dey Rhoné soun sur lou bor, / Coumo si chacun éro mor, / Escoutoun din cun grand silenço, / Doussomen, sans impatienço / Couro lo truïto passarié, / Per ly ghita lious esparvié. / Après avé fa uno paouzo, / Jusqu’à la nuiet tout à fait claouzo. / Un azé (sauf vostré respect), / Un paou dessous béouré venguet / C’est-à-dire, près de lo tralio, / En fasen ana so sounalio. / Lous peschaïres disoun : Chut ! chut !
Messius, fagué pas ghis de brut, / Véiez lou peissoun tan célébré / Qué voou vingt fès maï quno lébré, / Lou manquaren pa, si Diéou play ! / En mêmo ten j’hétoun sur l’ay / Un esparvié dé quinzé cano / Et lou plounjhoun coumé dé lano, / Chacun tiro dé soun coustat, / L’azé qués dédin lou fiolat, / Poussan en l’air dé cris de jhoyo.

Davé près uno talo inchoyo / En poumpé, en grando cérémounié, / Lou pourtoun din cun béou panié / Jhusqu’à la maison dé vilo. / Lous consous ey bout de la filo / Fan d’abord souna lou counsel, / Et chacun ven en soun chatel. / Mais un nouma simplicien Blazé / Qué counéguet à qui soun azé / Admiro l’hounou qué ly fan / Lou pren, l’enméno en resshognan / Et l’azé d’une pétorado, / Saludo touto l’assemblado ; / Dès quès sourti dé soun fiolat, / Broman coumo un vray poussédat ; / Dey soun dé sa voué musicalo / Fay rétenty touto lo salo.

Mais en qué songhéo moun esprit / Ses eïgorat, sen contrédit, / Moun dessein néro pas de faïré / Un détail qué duressé gaïré, / Ni may de vous représenta / Dey Bourg touto l’antiquita, / Que m’en passo per los ooureillos, / Ou per miey diré los merveillos, / Car iéou crésé qué mé faudrié / May de vingt ramos de popié. / D’aliur d’intré nous qui losignero / Dey couchan jhusquo à l’auroro / Mé bourné dounc ey cas nouvel / D’un homé qu’a chambro à Lunel. / Yéou passé soun noum sou silenço / Per respect et per révéranço / Véiez lou fait, escouta lou / Et jhujhorez de so volou.

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Posté le 16.02.2007 par sergeirene
Un pêcheur à la lampe prit dans le Rhône une truite saumonée de vingt livres exactement. Alléché, un important seigneur fit dire qu’il passerait le lendemain, un vendredi. Hélas, ce jour-là, il se mit à pleuvoir dru comme des cordes et le noble annonça par message express qu’il reportait de huit jours sa visite. Les consuls(1), sachant que la truite hors de l’eau n’attendrait pas jusque-là, proposent de lui mettre au cou une clochette comme en portent les juments et de la remettre dans le fleuve, au pré chez Clément, pour la repêcher au bon moment.
Voyez la finesse de nos hommes : ils comptent, grâce au bruit, ne pas la manquer ; d’ailleurs le pêcheur a déjà mis un repère en face de la grande barque. La veille de la visite, les consuls quittent leur manoir, font battre la générale avec un tambour, une timbale et accompagnés de leurs chaperons. Ils rassemblent des quatre cantons les pêcheurs les plus habiles. Ces derniers laissent tomber ce qu’ils font pour aller prendre au plus vite la truite, notre truite qui nageait bien et qui avait déjà fait plus d’une lieue, peu gênée par sa clochette.

Quand la troupe arrive au bord du Rhône, nul alors ne parle plus ni m’émet un son, pour ne pas rater le bruit de la clochette. Au premier signal, ils jetteront leur épervier(2). Mais la nuit tombe, bien noire, et toujours pas de bruit. Dans l’obscurité, un âne (sauf votre respect) vient boire au fleuve, près de la traille, et bien innocemment fait tinter sa clochette. Les pêcheurs sont immédiatement sur le pied de guerre, pensant avoir repéré l’animal tant attendu. Ils jettent alors leur épervier de quinze cannes(3) dans la direction du bruit. Tout le monde tire sur le filet, en trouvant que cette truite est bien lourde, mais dans l’action, personne ne songe à le dire tout haut et chacun trompe l’autre sans le savoir. Enfin le filet tout entier est à terre et les pêcheurs poussent bien haut des cris de joie.

Fiers de cette prise, ils la portent en grande pompe et bien cérémonieusement, le filet mis dans un ample panier, jusqu’à l’hôtel de ville. Les consuls, au bout de la file, font d’abord appeler le conseil et chacun vient de son château. On ouvre le filet, point de truite, mais un âne ! Celui-ci, à peine sorti, brame comme un vrai possédé ; du son de sa voix musicale, il fait retentir toute la salle. Un simplet, qu’on appelait Blazé, reconnaît là son âne et croyant qu’on a voulu lui jouer une farce, le prend et l’emmène en ronchonnant. Pour remercier ses porteurs, la bête salue toute l’assemblée d’une pétarade.

Mais je songe que mon esprit s’est égaré, sans contredit, mon dessein n’était pas de faire un détail qui ne durerait guère, ni même de vous représenter du Bourg(4) toute l’antiquité qui me passe par les oreilles, ou pour mieux dire les merveilles, car je crois qu’il me faudrait plus de vingt rames de papier.
TRDUCTION FRAN9AIS
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